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Comprendre le modèle DISCParlons de votre prochain défi

Les mots du DISC, remis à leur place

Modèle DISC de Marston

Le modèle DISC décrit quatre manières d’agir et de communiquer. Autour de lui circulent un vocabulaire flottant et quelques contresens tenaces : un « test » qui est une auto-description, des couleurs que Marston n’a jamais employées, un S pris pour de la soumission. Ce site reprend chaque mot, dit ce que le modèle permet, et s’arrête là où il s’arrête.

Page de dictionnaire français ouverte sur une définition

Le modèle DISC sert à décrire des comportements : la façon dont une personne décide, s’exprime, avance ou vérifie. Cette page en donne la vue d’ensemble, puis indique où lire la suite selon ce que vous cherchez.

Comprendre le modèle DISC en quelques lignes

Le modèle repose sur une idée simple : nos manières d’agir ne sont pas infinies, elles se regroupent en quelques grandes tendances. Le psychologue américain William Moulton Marston (1893-1947) en décrit quatre dans Emotions of Normal People, paru en 1928, sous les noms de dominance, inducement, submission et compliance — devenues D, I, S et C.

Ce que le modèle observe, ce sont des comportements dans un contexte donné : une façon de prendre la parole en réunion, de traiter une objection, de réagir à un imprévu. Il ne mesure ni l’intelligence, ni les compétences, ni la motivation. C’est une grille de lecture, pas un jugement.

Si le sujet vous est totalement nouveau, la découverte du modèle en quelques minutes vous en donnera l’essentiel avant d’aller plus loin.

Les quatre tendances du modèle DISC

  • D, la dominance : va au résultat, décide vite, supporte mal les détours.
  • I, l’influence : entraîne, persuade, fait adhérer. Une tendance qui influence les autres, et non l’inverse.
  • S, la stabilité : cherche la régularité, prend son temps, tient la durée.
  • C, la conformité : veut les données, vérifie, refuse l’à-peu-près.

Personne ne se réduit à une lettre. Chacun les porte toutes, à des degrés différents, et ce sont en général les deux dominantes qui colorent l’ensemble. La mécanique qui produit ces quatre tendances — les deux axes de Marston et leurs combinaisons — est détaillée sur sa propre page.

Ce que le modèle change dans une conversation

Situer son interlocuteur ne change pas le fond de ce que l’on a à dire : cela change la forme, l’ordre des arguments et le temps qu’on y consacre. Les quatre repères ci-dessous suffisent pour commencer.

Communiquer avec un profil rouge, dominant

Annoncez la conclusion d’abord, les raisons ensuite. Soyez bref, précis sur l’échéance, et assumez votre position : ce qui se joue pour cette tendance, c’est le temps perdu en tergiversations.

Communiquer avec un profil jaune, influent

Laissez de la place à l’échange et montrez ce que la proposition rend possible. L’enthousiasme est un moteur ; le risque est de sortir de la réunion sans avoir écrit ce qui a été décidé.

Communiquer avec un profil vert, stable

Annoncez le changement à l’avance et dites aussi ce qui ne bouge pas. Un accord obtenu sans délai de réflexion tient rarement : laissez le temps de digérer.

Communiquer avec un profil bleu, consciencieux

Apportez les chiffres, les sources et la méthode. Une question de détail n’est pas une marque de défiance : c’est la façon dont cette tendance valide une décision.

Par où commencer selon ce que vous cherchez

Le modèle rend service sans formation longue ni matériel particulier. Reste à choisir la bonne porte d’entrée.

  • Comprendre de quoi il s’agit. La présentation courte citée plus haut donne la définition, les quatre profils et un exemple concret. Une lecture suffit pour suivre une conversation sur le sujet.
  • Savoir comment le modèle est construit. La page consacrée au modèle décrit les deux axes dont Marston tire ses quatre tendances, la façon dont elles se combinent chez une même personne, et ce que le modèle ne prétend pas décrire.
  • Vous situer vous-même. Un questionnaire propose une série de descriptions à classer. Le déroulement d’un questionnaire DISC explique à quoi vous attendre et ce que le résultat signifie vraiment.
  • Encadrer une équipe. C’est l’usage le plus répandu. Conduire une équipe avec les repères du DISC montre comment répartir, déléguer et recadrer sans gommer les différences.

Doit-on dire modèle DISC ou méthode DISC ?

Les deux expressions circulent et ne désignent pas tout à fait la même chose. Le modèle est le travail de Marston : une description des comportements et les quatre tendances qui en découlent. La méthode désigne ce qu’on en a fait ensuite — les questionnaires, les restitutions, les couleurs, les usages en formation, en vente et en management. Marston, lui, n’a publié ni questionnaire ni code couleur : les premiers instruments sont l’œuvre de Walter Clarke, dans les années 1940. La méthode telle qu’elle s’est construite après Marston raconte cette filiation.

Un mot sur le vocabulaire, enfin. On parle couramment de « test DISC », par commodité, et le terme est trompeur. Un questionnaire DISC est une auto-description : vous dites comment vous vous voyez, il n’y a ni bonne ni mauvaise réponse, et rien n’y est mesuré au sens où l’on mesure une performance. C’est un support de dialogue, pas un examen.

FAQ

Le modèle DISC est-il réservé aux managers ?

Non. Il est né d’un travail sur le comportement humain, pas dans l’entreprise, et il sert partout où l’on doit se faire comprendre : en vente, en formation, dans une équipe projet, parfois hors du travail. L’encadrement en est simplement le public le plus nombreux.

Peut-on utiliser le modèle DISC en recrutement ?

Il peut nourrir l’entretien, en aidant à parler de la façon de travailler du candidat et de ce qu’il attend d’une équipe. Il ne dit rien de ses compétences ni de sa réussite future : en faire un critère de sélection revient à lui demander ce qu’il ne sait pas faire.

Faut-il répondre à un questionnaire pour se situer dans le modèle ?

Ce n’est pas indispensable. L’observation attentive d’une réunion apprend déjà beaucoup : qui tranche, qui relance, qui temporise, qui vérifie. Le questionnaire apporte surtout un vocabulaire commun et un point de départ à la discussion.

Le modèle DISC aide-t-il à décider en équipe ?

Il aide à comprendre pourquoi une décision cale. Une tendance dominante veut trancher vite, une tendance consciencieuse veut d’abord les éléments, une tendance stable veut vérifier que tout le monde suit. Nommer ces attentes évite de prendre un désaccord de rythme pour un désaccord de fond.

Comment adapter sa communication à distance ?

À distance, les signaux non verbaux disparaissent et les malentendus se multiplient. Les repères restent les mêmes : un message écrit court et conclusif pour les uns, un appel pour les autres, un ordre du jour envoyé à l’avance pour ceux qui ont besoin de préparer. Le canal compte alors autant que le contenu.

Toutes les pages du site

Le modèle

Ce que Marston a écrit en 1928, ce que les éditeurs ont ajouté après lui, et comment les quatre tendances se combinent chez une même personne.

Si le sujet vous est neuf, Découvrez le modèle DISC en donne l’essentiel en une lecture, et Qu’est-ce que le modèle DISC ? revient sur les deux axes dont Marston tire ses quatre lettres. Découvrez la méthode DISC de Marston raconte ce qu’on a bâti après lui — questionnaires, restitutions, usages —, et Comment connaître sa couleur DISC ? dit d’où viennent le rouge, le jaune, le vert et le bleu, qui ne figurent nulle part dans le modèle d’origine.

Votre profil

Comment se déroule un questionnaire, ce que le résultat signifie vraiment, et ce qu’il ne faut pas lui demander de trancher à votre place.

Comment fonctionne le test DISC ? décrit la mécanique du choix forcé et ce qu’elle permet de conclure ; Lire votre profil DISC reprend un rapport ligne à ligne, y compris l’écart entre style naturel et style adapté. Mieux se connaître avec la méthode DISC pose la démarche et ses limites, et Développer son intelligence émotionnelle — à paraître le 07/12 dit ce que le modèle ne mesure pas — à commencer par l’intelligence émotionnelle elle-même.

Encadrer une équipe

Déléguer, recadrer, réunir, recruter : ce que les quatre tendances changent aux gestes ordinaires du management, et ce qu’elles ne justifient jamais.

Manager avec le DISC tient lieu de page de base : confier, relancer, recadrer, et ce qu’un profil ne justifie jamais. Adapter son style de leadership — à paraître le 17/09 la prolonge en distinguant le modèle du leadership situationnel, qui se règle sur tout autre chose. Team building avec le DISC regarde ce qui reste une fois la séance finie, Cohésion d’équipe à distance le cas du travail éclaté, et Recrutement et soft skills explique pourquoi le profil ne trie pas des candidats, et ce à quoi il sert une fois la personne recrutée.

Se faire comprendre

Une vente, une tension, un changement annoncé, une décision qui cale : le même message ne produit pas le même effet selon la personne qui l’écoute.

Écoute active et DISC prend la réception du message plutôt que son émission ; 4 étapes pour vendre avec le DISC suit un rendez-vous commercial de bout en bout. Conflits en entreprise — à paraître le 22/10 dit ce que la médiation permet et où il faut arbitrer plutôt qu’assouplir. Accompagner le changement et Prise de décision et conduite du changement couvrent l’après et l’avant d’une annonce, et Management de crise ce que la pression fait aux quatre tendances.